C’est l’étang de la mémoire, sans nostalgie, où le temps s’infiltre et diffuse ses ondes.
Des archives vidéo, photographiques et sonores constituent un corpus intime, qui relie cet espace à ma mémoire, comme le ferait une maison familiale.
Ces matériaux numériques ont un statut ambigu : à la fois archives familiales, matériaux plastiques et documents de travail.
Ils se mêlent et tissent le fond de ma recherche picturale, tout en restant dans l’ombre.
Ainsi, la transcription subjective d’un état - où ce que je perçois se remplit d’une expérience présente et passée - aboutit à une série de peintures « hors temps » que je pourrais qualifier de paysages suspendus. Une tension survient entre apparition et disparition, entre figuration et retrait.
C’est dans cette suspension - entre le « voir » et le « se souvenir » - que la peinture trouve son espace d’existence.
Frédéric Arcos

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L'étang Galerie Béa-Ba Marseille / décembre 2025
